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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 18:17

Ce week-end, se déroulaient, au Palais des Congrès du Futuroscope de Poitiers, les 16e Rencontres Jeunes Sciences & Citoyens.


Ces rencontres organisées par le CNRS permettent à 500 jeunes Européens, de 18 à 25 ans, étudiants ou engagés dans la vie active, et une centaine de chercheurs de toutes disciplines de se réunir autour de dix thèmes touchant aux grands problèmes de notre temps.

 

- Les nouvelles épidémies : la peste au 21e siècle ?
Peut-on penser sans le langage ?
- Risques énergétiques, survie de l'humanité ?
Coup de chaleur sur la planète bleue : Comment gérer l'évolution de la biodiversité ?
- Validation et dérive de l'affirmation scientifique
- Comment vivre la transition démographique ?
- L'évolution biologique aujourd'hui
Réalité virtuelle ou virtualité réelle ?
- Les prochains défis de la physique
Temps et durée : vitesse et lenteur 

 

J’ai plus spécialement suivi deux ateliers : celui sur la « Réalité virtuelle » et l’atelier sur la validation et la dérive de l'affirmation scientifique. Cet atelier m’a permis d’écouter Jean-Michel Besnier avec qui j’ai le grand honneur de collaborer, dans son Master II « Conseil éditorial » de Paris Sorbonne IV.

 

Ces rencontres informelles facilitent le dialogue et le partage entre le monde scientifique, les étudiants et les jeunes chercheurs. Encore faut-il bien choisir sa catégorie !

 

Le grand hall du Palais des congrès est une formidable ruche d’échange et de questionnement. Les scientifiques se prêtent très facilement aux interrogations des plus jeunes.

 

Cependant, la présence d’éditeurs est réduite à la plus simple expression, ce qui est fort dommage car tout ne se trouve pas sur le Net.

 

Justement, les quelques postes mis à la disposition des congressistes sont pris d’assaut par les étudiants rapidement désoeuvrés si une connexion haut débit ne se trouve pas à moins de 5 mètres.

 

Cette année, le grand vaisseau du Palais des congrès proposait un parcours audacieux autour des femmes, des arts et des sciences.


Qui dit grand paquebot du savoir, dit « sundeck », lieu de convivialité et de repos mérité.


Puis, du grand escalier, cette foule compacte est décidée à grimper vers… la salle à manger.

 

Cette ambiance studieuse facilitant le bouillonnement intellectuel, je me pris au jeu et décidais rapidement de faire ma propre expérience.


Souhaitant mettre en pratique les enseignements glanés dans les ateliers, j’énonçais rapidement mon postulat. La chaussure est l’élément déterminant et discriminant entre le jeune et le scientifique.

 

Fort de mes convictions, je me mis à scruter les godillots des participants avant de réaliser ma propre classification et, peut être plus tard, établir ma loi régissant ce phénomène. J’étais tout à fait prêt à répondre à la théorie de Popper et, sans budget ni publication, j’entrepris ce travail déroutant.

 

J’avais la preuve irréfutable et infalsifiable qu’il y a bien un déterminisme dans le choix de se chausser entre les scientifiques et les jeunes :

Aux scientifiques : la "godasse" de baroudeur, confortable et increvable.

Aux jeunes : la « sneaker » fougueuse, outrageuse et décomplexée.

Alors que ma démonstration s’achevait dans l’apothéose, je m’aperçus que je n’avais pas scruté le moindre escarpin féminin dans cette noble assemblée. Il me fallait tout recommencer.

 

Les ateliers ne sont pas seulement des lieux de discussion. Ils sont aussi l’occasion d’une mise en pratique de théories.


Rapidement, sous la direction d’un professeur de mathématiques, de jeunes « épigones » participent à l’assemblage et à la construction de pentagones.


L'occasion de finir cet article par une photo qui illustre le mieux l'entraide et l'échange entre le monde scientifique et la jeunesse.


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Published by LEGUAY - dans Actualité
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